Pour la première fois de son histoire, le FC Versailles évoluera au troisième échelon actuel du football français (Le Club à déjà joué en Division 3 avant la création du National). Un promu tout sauf discret, qui a alimenté la chronique tout l’été avec un mercato détonnant.

L’affaire avait fait grand bruit il y a quelques semaines. En plein entretien avec Romain Armand, un journaliste du Parisien avait vu ce rendez-vous être coupé court par l’entraîneur local Youssef Chibhi. « On parle trop de nous en ce moment. Un jour, c’est le budget, le lendemain, c’est le stade… Les gens disent que l’on est l’équipe du Qatar de la division. On veut rester humble et je veux tempérer. », avait ainsi martelé le technicien à notre confrère.

Un statut que le coach, novice à ce niveau déplore, mais avec lequel il va devoir apprendre à composer. Car Versailles est attendu. Il faut dire que les noms qui ont rejoint le projet tout au long de l’été détonne : Romain Armand (283 matchs de L2), Pierre Gibaud (238 matchs de L2), Loïc Damour (96 matchs de Ligue 2, 27 de Championship), Emeric Dudouit (90 matchs de Ligue 2), Pierre-Yves Polomat (52 matchs de D1 turque, 48 de L2, 44 de L1)… Liste non exhaustive avec bien sûr Jeremain Lens, international néerlandais de 34 ans (34 sélections, 8 buts) qui évoluait il y a peu à Besiktas Istanbul, en Turquie, après avoir porté les maillots du PSV Eindhoven, Alkmaar, Sunderland, Dynamo Kiev… Un CV qui en impose.

Le tableau des arrivées et départs du FC Versailles lors de l’été 2022

De mémoire de suiveurs du National, on n’avait jamais vu un promu s’avancer avec une telle armada. Si les noms impressionnent, les chiffres font peur avec des salaires estimés par quelques spécialistes à plus de 15 000€ par mois pour certaines de ces recrues. Nettement plus que ce que peuvent se permettre de nombreux clubs de Ligue 2. Un matériel de qualité sur le papier pour Youssef Chibhi qui va désormais devoir en tirer le meilleur, et sans doute rapidement au vu des investissements. Les matchs amicaux ont été plutôt prometteurs avec une victoire face au Red Sar et un nul contre Caen notamment.

L’été versaillais a également été marqué par la question du lieu des matchs à domicile. L’habituel stade Montbauron n’est pas aux normes en ce qui concerne l’éclairage. Si l’enceinte de Sannois/Saint-Gratien a un temps été envisagé, le promu jouera finalement ses rencontres à la maison à Jean-Bouin à Paris. Pour la première ce vendredi le FCV a décidé d’inviter ses supporters pour bien lancer la saison.

Une première qui sera particulièrement scruté. Car Versailles est attendu pour être bien plus qu’un simple tube de l’été?