Après un exercice précédent en demi-teinte, l’US Orléans, une des six structures professionnelles du championnat National, aura à cœur de réaliser un meilleur exercice. Entretien avec son entraîneur, Xavier Collin.

À quelques jours de la reprise du championnat, comment sentez-vous votre groupe ?

« On sent beaucoup d’impatience ! On a un groupe qui déborde d’envie. On a hâte de démarrer. Même si on a eu quelques blessés, la préparation s’est plutôt bien passée. L’ensemble a été cohérent. On apprend encore à se connaître vu qu’on a pas mal de nouveaux joueurs mais on est pressé de débuter. »

En parlant de blessés, pouvez-vous nous faire un point sur les joueurs concernés ?

« On est confronté à des blessures assez importantes. On a des garçons qui sont arrêtés pour au moins six semaines comme Adrien Pagerie, Johanne Akassou ou encore Steve Solvet qui sont des recrues et des joueurs importants. Ils vont nous manquer pour ce début de championnat, mais cela fait partie de la vie d’un groupe. On va devoir composer avec ce facteur durant quelques semaines. »

« Il reste pas mal de détails à régler »

Quel bilan tirez-vous de vos matchs de préparation ?

« On n’a pas pour habitude de tirer d’enseignements des résultats de nos matches amicaux, on se concentre principalement sur le contenu. On est avant tout dans la mise en place de nos principes, avec pas mal de turnover sur nos premiers matches, donc c’est difficile te tirer des conclusions. Le fait intéressant, c’est qu’on sent le groupe monter en puissance, même s’il y a encore de la complicité et un équilibre à trouver. Il reste pas mal de détails à régler avec l’arrivée de nouveaux joueurs. Tout n’est pas encore parfait. Pour l’instant, on n’est pas encore à plein régime pour le début de ce championnat, mais on progresse. »

Malgré la relégation du club en 2020, l’US Orléans a conservé son statut professionnel comme Le Mans et le Red Star. Concrètement, qu’est-ce que cela change pour vous ?

« C’est un avantage dans le recrutement. L’opportunité de signer un contrat professionnel reste un objectif pour beaucoup de joueurs. Après, finalement, dans l’organisation cela ne change rien. Certes, on a le statut de club professionnel, mais être professionnel, c’est évoluer en Ligue 1 ou en Ligue 2 et justement on a pour ambition de retrouver ce monde, en accédant à la Ligue 2. »

Vous allez connaître votre cinquième saison sur un banc de National et Orléans une troisième saison à ce niveau. Est-ce le moment idéal pour monter en Ligue 2 ?

« Ce serait une très bonne idée. C’est un des objectifs du club de retrouver le monde professionnel. On a fait un recrutement de qualité, mais on connaît la difficulté de ce championnat. Cette année, sept à huit équipes peuvent prétendre jouer la montée. On a envie de se mêler à la lutte en jouant le haut du tableau. C’est une année difficile avec l’approche de la Ligue 3 et notamment avec la réforme des championnats. Il va falloir être prudents. Il faudra prendre les matches les uns après les autres, le tout avec humilité et respect. C’est un championnat de qualité, tout le monde s’est renforcé. »

L’année dernière le club a fini a une décevante neuvième place. Comment expliquez-vous cet « échec » ?

« La saison a été décevante mais on disposait du neuvième budget du championnat avec la présence de notre centre de formation et de la D2 Féminine. On a pris un peu de temps pour trouver un certain équilibre, avec notamment des joueurs présents depuis pas mal d’années. On a réalisé une deuxième partie de saison très intéressante, mais on a vécu trop de contre-performances à l’entame du championnat. On a été assez irrégulier. En matière de points, la saison n’a pas été satisfaisante. Mais, on est reparti sur un nouveau projet, avec de nouvelles recrues. On a envie de mieux faire avec comme but de démarrer ce championnat avec plus de régularité. »

Pour se donner les moyens de sa politique, le club s’est offert les services de treize nouveaux joueurs. Êtes-vous satisfaits de votre mercato ?

« On est très satisfaits de notre recrutement. On avait déjà anticipé l’arrivée de certains profils et on sent vraiment que les joueurs sont venus pour le projet sportif et non pas l’aspect financier. Après, le mercato ne suffit pas pour performer. On sait qu’on a des joueurs de qualité, ce sera à nous de trouver la bonne formule et le bon équilibre pour être le plus performant possible. Il faudra que les joueurs acceptent cette concurrence et qu’ils se mettent au service du collectif. »

Est-ce que le fait d’avoir participé à plus de 234 matchs de Ligue 2 et 160 de Ligue 1, vous aide à faire passer vos messages plus facilement ?

« C’est toujours important de partager son expérience du haut niveau, mais cela ne suffit pas. Ce qui nous intéresse, c’est que notre principe, discours soit assimilé le plus rapidement par tous. On essaie toujours d’être dans la communication et l’échange. Mais dans une saison, il peut y avoir des moments compliqués et l’expérience est indispensable pour se sortir de certaines situations. »